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lundi, avril 19, 2021

TOUCH : TOMORROW NEVER COMES (2021)


Retour en beauté pour Mark Mangold (DRIVE SHE SAID) et le line-up original de TOUCH (ex- AMERICAN TEARS), qui restera pour la Grande Histoire du Rock, LE PREMIER groupe à avoir arpenté la prestigieuse scène des MONSTERS of ROCK de Donington en 1980. Le témoignage partiel de leur prestation est gravé sur l'excellent album sorti chez Polydor en 1981 et qui présente des extraits des concerts de presque tous les protagonistes de cette journée si particulière.
D'excellentes pistes AOR sur cette galette qui reste bien dans la pure veine d'un production du début des eighties avec une petite couleur progressive (influence de la pochette ?) qui donne une saveur particulière à un disque dont je pensais qu'il passerait agréablement, certes, devant mes oreilles sans y accrocher un quelconque goût de reviens-y...tout faux le serpent.

Des longueurs bien sûrs (mais , vraiment rien à mettre sous le tapis), sans qu'il soit la peine de les commenter et un jugement de Salomon (je ne suis pas un roi, enfin pas pour tout le monde...inutile de vous préciser la teneur de mon royaume !)  couperait l'objet en deux parties parfaitement contraires...6 titres à mettre de côté et 6 autres pour se rincer la glotte en cas de pépie soudaine et assassine.

Tout d'abord, l'excellent LET IT COME dont l'intro rappelle sacrément le premier tube du groupe DON'T YOU KNOW WHAT LOVE IS avec sa guitare râpeuse et grasse. Dans la même veine, FIRE AND ICE  qui enchante l'atmosphère avec ses voix doublées et une six-cordes qui sonne un peu comme celle du regretté Alex Van Halen, moins virtuose, mais parfaitement soutenue par un gros son HAMMOND .
TRIPPIN' OVER THE SHADOWS sonne FOREIGNER période "4" comme le bedeau sonne les cloches à l'église de votre quartier, si vous les entendez encore bien sûr. FROZEN GROUND sonne  ASIA comme un crotale avant de vous mordre si vous avez le temps de vous en rendre compte bien sûr.
GLASS aurait sans peine trouvé sa place sur un album de KANSAS période John Elefante et WANNA HEAR YOU SAY délicieusement pop, prouve qu'il est encore possible d'innover dans la catégorie.

Bref, de belles références, qui ne vous empêcheront sûrement pas de lever de temps à autres , le bras mécanique de votre machine à plaisir, surtout si vous n'avez rien de mieux à faire...

Quitte à me faire convoquer au bureau dictatorial, directorial, je poste ci-dessous, trois vidéos, faisant-fi des redevances audiovisuelles qui de toute façon, seront retirées de mon maigre salaire, sauf changement de la convention commune...on peut rêver.


AMERICAN TEARS - LAST CHANCE FOR LOVE


TOUCH - DON'T YOU KNOW WHAT LOVE IS (1980)


TOUCH - LET IT COME (2021)


jeudi, avril 15, 2021

Toto - Till The End

Enfin on va pourvoir dépenser un peu d'euros et relancer la Culture qui est en berne dans notre exagone...

dimanche, avril 04, 2021

Blackmore's Night : Nature's Light


Et voilà un nouveau recueil de chansonnettes.

En 2021, on s'attend plus à entendre la musique de la famille Blackmore en générique d'un téléfilm ricain de Noël, vous savez ceux où tout finit toujours bien...très proche de la réalité, donc.

Je n'ai jamais caché mon admiration pour l'Homme en Noir, mais, je dois bien avouer qu'aussi heureux soit-il dans sa production actuelle tendance médiévale, que je qualifierais plutôt de New Age voire carrément de folk (sans que cela ne soit aucunement péjoratif), ses dernières sorties m'ont quelque peu ennuyé parfois à la limite de mon rasage hebdomadaire.

NATURE'S LIGHT (sorte d'hymne écologique si l'on en croit la notice, signée Candice et Ritchie, qui accompagne l'objet) a les défauts et les qualités de ses prédécesseurs, à savoir un sommaire de mièvreries et de pièces beaucoup plus intéressantes...j'en note au moins 4 sur les 10 pistes que contient ce cru 2021.

FEATHER IN THE WIND (qu'il vaut mieux avoir là qu'ailleurs!) a des accents rock et une construction assez proche de ce qu'était capable de nous livrer Blackmore au temps du Rainbow Triomphant et on se laisse imaginer une version plus électrique, chantée par un Jorn Lande par exemple. Lande reste, pour mi, le véritable successeur de Dio  et j'enrage, chaque jour que l'Eternel (Béni soit son Nom!)fait de le voir rester à croupir dans un anonymat bien immérité.

DARKER SHADE OF BLACK : Épopée instrumentale dans laquelle se succèdent les ambiances grises portées d'abord par un violon plaintif, puis par des orgues religieuses qui ouvrent un dernier mouvement réservée à la guitare électrique de Blackmore parée de ses plus beaux atours.

DER LETZE MUSKETIER : De nouveau instrumental et introduit par une bonne minute de clavier,  qui s'envole dans une excellente partition blues, au son et résonnances de la Fender, époque BURN quand le Pourpre s'embarquait dans ce genre de voyage.

SECOND ELEMENT : Incontestablement le point fort de l'album qu'il clôt de magistrale manière. Plus de 6 minutes de réelle magie, autant par l'envoutante présence de Blackmore (AAARGH, ce solo !) que par la performance vocale de Candice Night qui pose véritablement son empreinte sur cette reprise de Sarah Brightman.

NATURE'S LIGHT montre qu'il ne faut pas définitivement tourner le dos à ses amours de jeunesse et leurs laisser toujours une chance de revenir faire un petit tour dans notre vie, par un rapide clin d'œil ou in plus long moment...voilà un disque qui tournera plus longtemps dans ma platine, que je ne l'avais imaginé.





dimanche, mars 28, 2021

Whitesnake : The Blues Album (2021)


 Je la connais bien ma chère grenouille, et je parierais bien un  paquet de pâtes contre un taquet de pâtre que des différents volumes de la RED, WHITE & BLUES TRILOGY mis sur le marché par sera celui et peut-être même le seul qu'il introduira dans son matériel haut de gamme pour parfumer l'intérieur de sa belle flamande.
C'est rempli de riffs bien gras, de bottlenecks et de shreds d'autant plus assumés qu'ils sont à la mode.

Attention, ce n'est majoritairement pas le blues définis par les canons et le groupe est plus souvent sur le grand plateau que sur le petit et développe du braquet à la manière d'un routier belge...ça va vite, parfois un peu trop et c'est surtout dans les lyrics aux thématiques "femmes fatales et infidèles", "cœurs brisés" et "diablesses en collants roses" qu'on retrouve les racines de cette musique de souffrance et de malheur.

Le projet est plutôt de partager, avec un public avide, une compilation, validée et mise à jour par David Coverdale lui-même (avec la complicité de quelques uns de ses complices actuels!) regroupant quelques uns des brûlots, crachés par le serpent blanc ces 15 dernières années.

A noter que le fond du catalogue repose sur la période pendant laquelle Doug Aldrich tenait une des deux six-cordes, période à laquelle les compos volaient un peu haut que les derniers œufs pondus par l'ovipare chevelu.

J'aime bien "Good to be Bad" et "The River Song" qui nous présentent un Coverdale au top de sa forme, puissant et sans cette pénible obsession de "screamer" pour nous prouver qu'il est encore au niveau...comme si on en doutait !

Pas indispensable sauf pour les collectionneurs et les fétichistes ! (Je suis à classer dans une de ces deux catégories et peut-être même les deux...mon psy peut vous aider à trouver la réponse!).




dimanche, mars 14, 2021

Sunstorm : Afterlife (2021)


Une pochette très réussie pour un album qui l'est un peu moins !

Faut bien le dire, en ce moment, quand vous vous rendez chez votre disquaire habituel, vous avez quand même plus de chances de tomber sur un disque chanté par Ronnie Romero que d'attraper la COVID.

Il est partout, trop et donc on se (je me) lasse.

Loin l'idée que toutes ses récentes sorties  soient dénuées d'intérêt, non, sa performance sur SAIL THE DARKNESS du dernier MSG - IMMORTAL - (en bonus et tout en bas! - prouve que si Blackmore voulait (pouvait?) s'en donner la peine, un très bon album de RAINBOW pourrait enchanter nos esgourdes gourmandes et bées (pas correct, je sais, mais, c'est pas en respectant les règles qu'tu f'ras avancer la langue, non ?).

Bref, la squadra azzurra SUNSTORM vient de changer de capitaine - décision managériale de la part de la direction de FRONTIERS RECORDS qui n'en est pas à son coup d'essai.

Exit Joe Lynn Turner et entrée de Ronnie Romero.

Et pourquoi, tout ça ? pour pas grand-chose en fait...la musique produite est toujours la même, un AOR de bon aloi, certes, mais tellement répandu de nos jours que j'en arrive à tous les mélanger et à me demander si je ne vais pas être obligé d'ouvrir une aile spéciale dans mes étagères pour qu'ils puissent vivre entre eux et pouvoir les nourrir correctement.

Ça ressemble, niveau compos, à du Malmsteen (dont je déteste 99% de la production ! ) sous Lexomyl, donc, moins rapide et donc, plus écoutable.

Pas un des titres d'AFTERLIFE n'entrera en tête dans la dernière ligne droite, mais, je partage avec vous SWAN SONG qui vous aidera, peut-être, à décider si vous y investissez les économies que vous faites suite à votre décision de  ne plus fréquenter le distributeur de sucreries de la salle de repos au boulot en vue des prochaines vacances ou alors de fermer la porte au nez et à la barbe du chanteur chilien.

Question de goût, amour du risque.





dimanche, mars 07, 2021

Cercle Polar : Yeruldelgger (Ian Manook)


 A plusieurs centaines de kilomètres de Oulan-Bator, la capitale, des paysans découvrent le corps d'une petite fille, enterrée sommairement au ras des terres, son son vélo d'enfant rose partiellement détruit dans un choc avec un autre véhicule à ses côtés.
C'est au commissaire Yeruldelgger, flic atypique, mystique et brisé par un drame familial que revient de faire la lumière sur cette affaire, affaire qui ne passionne pas sa hiérarchie en partie gangrénée par une corruption endémique.

Vision d'une Mongolie post-soviétique qui ruisselle de pratiques ancrées par cette époque de dépendance et qui est en train de remplacer la nomenklatura rouge par d'autres occupants que sont les triades chinoises et coréennes.

Yeruldelgger réussira à cautériser quelques unes de ses nombreuses blessures, à trouver les réponses à quelques unes de ces innombrables questions qui le hantent depuis tant d'années...une enquête policière aux nombreux rebondissements (un peu bateaux, parfois, il faut bien le dire...la mort de son adjointe par exemple ! ) et qui s'apparente pour lui à une quête de renouveau et de retour au respect  de traditions tenaces et qui rythment la vie de tout un chacun dans ces contrées encore bien mystérieuses pour les occidentaux que nous sommes encore.

mercredi, février 17, 2021

Black Sabbath - Heaven and Hell

RONNIE JAMES DIO SON AUTOBIOGRAPHIE SORTIRA EN JUILLET! Dans une toute nouvelle interview avec RockSverige, Wendy Dio, veuve et manager de longue date du légendaire chanteur de heavy metal Ronnie James Dio, a fait le point sur l’autobiographie tant attendue de la rock-star qui a été partiellement écrite avant sa mort et qui devait initialement être publiée il y a plusieurs années via l'éditeur MTV Books. Madame Dio a déclaré: "Mick Wall et moi avons enfin terminé l’autobiographie de Ronnie et je pense qu’elle sortira le jour de son anniversaire, le 10 juillet! Ronnie en avait écrit la moitié avant de mourir, et Mick Wall et moi l’avons terminée. Nous nous sommes réunis et avons trouvé beaucoup d’interviews et je voulais que ce soit fait dans le ton de Ronnie. J’en suis très heureuse!". Wendy a également évoqué le documentaire à venir sur la vie de l'icône du hard rock, qui s’étendra sur toute sa carrière. Il s’agit du premier documentaire sur Dio à être entièrement autorisé par la succession de l’artiste. BMG est à la fois le financier et le producteur exécutif du film. "Il sortira probablement l’année prochaine. Nous avons bien travaillé sur ce projet mais il a dû s’arrêter un peu parce qu’ils ont dû aller en Europe pour interviewer plus de gens et à cause des interdictions de voyage, dues à la pandémie de coronavirus, ils n’ont pas pu le faire. Il faut espérer que le film sera publié en 2022.!". Toujours selon Wendy, le documentaire couvrira tout, de l'enfance du musicien états-unien et ses débuts avec Elf, jusqu’à son projet final avec la formation Heaven & Hell. Pour rappel, Ronnie James Dio est décédé d’un cancer de l’estomac le 16 mai 2010 à l’âge de 67 ans. Quelques mois après sa mort, MTV Books a annoncé son intention de publier ses mémoires qui à l’époque allaient s’intituler "Rainbow In The Dark: The Autobiography Of Ronnie James Dio".

dimanche, février 14, 2021

Inglorious : We Will Ride (2021)


Et pan ! deux de coupe !

Deuxième coup de cœur d'une année déjà bien entamée.

INGLORIOUS fut mis dans la lumière tamisée de ce journal de doux rêveurs, il y a quelques années  par la grenouille, déjà plus un têtard, avec une reprise du BURN du Mark III de qui vous savez...si vous ne savez pas, je vous conseille de relire certaines de nos pages en vue d'obtenir votre examen de fin d'année, qui contrairement à la mode actuelle, ne sera certainement pas basé sur le contrôle continu...la qualité, ça se mérite !

Revoici, donc, de retour la bande de Nathan James, toujours aussi rageur et excellent derrière son micro.

Le parcours récent du groupe n'a pas été des plus calmes...le dernier épisode marquant étant le départ simultané de tout ce qui tenait un manche, à l'exception du pilote de l'avion qui les promène en tournée et de quelques groupies...mais, là n'est pas le sujet.

Ça part sur les chapeaux de roue avec SHE WON'T LET YOU GO, petit brûlot hard rock, réchauffé à la flamme des glorieux anciens. MESSIAH lui donne immédiatement la réplique et montre des muscles encore plus rouge.

On pourrait craindre que la personnalité écrasante du chanteur ferait tourner le monde , ou du moins ce disque, autour de lui et bien non, la virtuosité des musiciens trouve toute sa place et le duo de guitaristes se renvoie constamment la balle au travers de riffs et d'interventions carénées au juste nécessaire, n'en faisant jamais trop...ça change de certains et même de beaucoup qui préfèrent jouer sur la quantité et ajouter toujours 20% de produit gratuit au sens d'inutile du terme.

On se réjouira du riff très 1984 de CRUEL INTENTIONS et de la voix très COVERDALE de James sur MY MISERY, un ingrédient supplémentaire à une recette que je déguste à pleines oreilles.

Nul doute que WE WILL RIDE va encore faire monter la côte de INGLORIOUS qui mérite, certainement, bien plus que d'autres, une place au soleil au classement de la Premier League des groupes de Sa  Gracieuse Majesté...à suivre.




mardi, février 02, 2021

Bite The Bullet _ Rocks To Stones

Et bien voila ! Enfin une crépe vinylique de la chandeleur qui arrive à point nommé... C'est assez appétisant, audible et bien ficelé.

dimanche, janvier 31, 2021

Art mais Rock

 C'est pas chez nous, qu'on verrait ça aux murs !


Los Angeles :



Melbourne (AC/DC Lane):





MSG - In Search Of The Peace Of Mind

Notre Jamirouqai ( cosmic man ) du Hard Rock nous sort une version à la sienne d'un titre de Scorpions dans sa récente sortie. Il y a même Glenn Hughes !

samedi, janvier 30, 2021

Les Actrices : Edwige Fenech

Suite à la parution du précédent article, notre service des lecteurs nous annonce être débordé d'appels demandant des précisions sur Edwige Fenech.



Edwige Fenech était une actrice franco-italienne, spécialisée dans les pochades humoristico-érotiques du milieu des années 70 et fut, ainsi, le fantasme vivant d'une génération d'adolescents boutonneux à laquelle j'ai assez longuement appartenu.

 Sa carte de visite s'orne des classiques suivants :

- Mademoiselle Cuisses Longues

- La Prof donne des Leçons Particulières

- La Toubib du Régiment

- La Flic chez les Poulets

- La Toubib aux Grandes Manœuvres

- La Toubib prend du Galon

- Lâche-moi les jarretelles

Liste de films référencés que j'ai visionnés, cloué sur les fauteuils des bons vieux cinémas "Le Français" ou "Le Palace".

Si vous n'aimez pas cela, n'en dégoûtez pas les autres !



Martin & Garp - Sentimental Fools (2021)


Mon premier achat de 2021 !

Tout ça, c'est bien de la faute à HRT...

Qu'est-ce qu'il avait bien à faire à me remettre cette musique dans la tête depuis 2 ans, avec ses chroniques aguichantes sur YOUNG GUN SILVER FOX, que mes oreilles dévorent depuis (et c'est pas facile ! ) à travers leurs trois albums (une p'tite préférence pour le deuxième quand même!) et leur voyages bon marché sur la côte ouest...celle des États-Unis, Benêt, celle de la France j'y vis !

Ah, ces mélodies faciles, baignées de Fender Rhodes, de guitares aseptisées et de mélodies plus sucrées que la peau d'EDWIGE FENECH dans " La Prof connait la Musique", c'est pour dire.

Toutes ces recettes et quelques autres , vous les retrouverez dans ce "SentimentaL Fools", objet délicat et à mettre entre toutes les mains, en tous cas, dans toutes celles qui savent se servir d'un lecteur CD ou  d'une platine plus traditionnelle, le produit étant également disponible en grand format.

Juste au moment où on nous  referme nos (au sens large !) frontières, laissez-vous emportez vers 40 minutes de Californie, de grands espaces et de fraiche inspiration.

Tiens, je nous vois bien , la grenouille et moi, dans quelques années, assis face à la Méditerranée, dans ces fameuses chaises bleu azur, refaisant le monde et ayant un avis (parfois, souvent, divergent) sur tout, privilège gagné par le poids des jours et une indescriptible mauvaise foi...nos compagnes feront du shopping dans la vieille ville...et cachés discrètement, sous nos casquettes de marque, nos casques bluetooth nous diffuseront extrait sur extrait, ces chansons qui nous rappelleront nos rêves d'adolescent, nos débats de jeunesse et les personnages des pièces de théâtre que nous aurons été amenés à jouer, dans nos vies déjà bien avancées...une vraie et belle retraite, quoi !




jeudi, janvier 28, 2021

DeWolff | Live in TivoliVredenburg (2020)

Pour passer un confinement serré je vous propose ce concert de nos hollandais ( qui n'apprécient pas le confinement ).

 

dimanche, janvier 10, 2021

Paul Stanley : Live to Win (2006)


Débutons cette année nouvelle (déjà 10 jours de faits!) avec un album sorti dans la plus parfaite indifférence sur une bonne partie de la planète en 2006.

Faut dire que le pitch de départ n'était pas de plus engageant. Quel intérêt d'ajouter à sa collection, un album solo de Paul Stanley, lui qui signe une  bonne moitié des compos présentes sur la totalité de la discographie de KISS, et encore plus depuis la désertion d'Ace Frehley et de Peter Criss qui en poussaient une de temps en temps.

Ceux qui n'attendaient de LIVE TO WIN qu'un disque de plus du Starchild, fidèle à son écriture poppy et à son style habituel ne sont pas tombés bien loin et pourraient très bien penser que les 10 titres condensés sur le cercle, ne sont qu'une enfilade de chutes de studios du quatuor masqué, ne serait-ce la liste des crédits accompagnant les lyrics du livret.

N'empêche que ces quarante minutes de Zik donneraient de sacrées leçons de rock'n'roll à biens des groupes spécialisés dans le rock FM, mais, qui donnent bien souvent l'impression de tourner en rond...c'est le principe d'un disque me direz-vous !

LIVE TO WIN, LIFT, WAKE UP SCREAMING, BULLETPROOF...rien que ces quatre titres vous rassureront sur l'état de santé de votre musique préférée et que ce type de vaccin n 'est peut-être pas sans danger, mais en tous cas, bien loin de la rupture de stock.



DeWolff - It Ain't Easy

jeudi, décembre 31, 2020

Zone 45 : Dionne Warwick - Heartbreaker (1982)


 

Allez ! un p'tit dernier dans la série des 45 tours/minute pour cette année 2020.
Comme disait (et dirait toujours d'ailleurs!) le sémillant Gilles Vigneault - un des derniers poètes - "Gens du Pays, c'est votre Tour de vous laisser parler d'Amour" car, c'est bien de cela dont il s'agit dans cette chanson - une des préférées de ma Maman et écrite par les frères Gibb - un Amour, certes contrarié et compliqué (comme tous les véritables, me direz-vous!), mais, un Amour quand même.

Dionne Warwick qui n'est pas que la tante de...bien au contraire, charme nos oreilles gourmandes et affamées de la seule nourriture dont nous ayons vraiment besoin, de ce mur d'incompréhension qui se dresse parfois entre deux êtres pourtant faits l'un pour l'autre comme le dit si bien notre belle langue.

Dans le texte, une chouette expression anglaise, maintes fois usitées, mais qui accroche systématiquement ma fabrique à nostalgie : "Cryin' in the Rain"...quoi de plus parlant pour décrire une souffrance muette et presque imperceptible...

Bon, je vire au sentiment...vous verrez que je finirai par aimer les Autres, si je ne me surveille pas !



Compilation Marmottes France 3 hiver été 2019

vendredi, décembre 25, 2020

Sweet : Isolation Boulevard (2020)


  

Sorti le 18 décembre dernier (uniquement en format digital pour le moment!), voilà un des albums qui m'aura fait le plus plaisir en cette année 2020.

Et pourtant pas grand 'chose de neuf sous le soleil, à part bien évidemment, la composition de l'équipe sur la feuille de match. 

Depuis sa grande désintégration, SWEET a connu de multiples musiciens, s'est même scindé en deux avec la version américaine de Steve Priest et il faut bien reconnaitre à Andy Scott, le seul survivant, désormais du quatuor original, une sacrée pugnacité pour continuer à trimballer un nom si glorieux soit-il, à travers des circuits bien moins dorés que les itinéraires des années 70.

Paul Manzi, ancien des CATS IN SPACE, s'est emparé du micro et il faut bien admettre que sa voix a parfaitement enfilé les chaussons de ses prédécesseurs (cherchez-pas, c'est du surréalisme...je serais de gauche, on crierait au génie !), car il s'agit bien ici d'un album de reprises-hommages à la quantité de hits que SWEET a distillé tout au long de ses 50 ans de carrière et on a droit au Grand Chelem : Fox on the Run, Action, The Six Teens, Blockbuster, Ballroom Blitz et Love is like Oxygen, pour lequel j'ai toujours eu une tendresse particulière.

A noter une très belle version du New York Groove, écrit par Russ Ballard, popularisé par HELLO et mondialisé par ACE FREHLEY.

9$99, 1 minute de téléchargement (légal) et vous voilà l'heureux propriétaire de ce petit bonbon (facile, je sais!) qui redonnera bonne haleine à une discothèque un peu vieillotte et morose tout en lui conservant ses ors traditionnelles et déjà un peu historiques.

Le titre de l'album est un clin d'œil au célèbre DESOLATION BOULEVARD adapté à la période de confinement.

Des formats plus courants, CD et LP nous sont promis sur le 1er trimestre 2021.





 

 






jeudi, décembre 24, 2020

W̤e̤s̤t̤,̤B̤r̤ṳc̤e̤ ̤&̤ L̤a̤i̤n̤g̤

Bon ! Encore un autre... Faucheuse ou Covid, no quater ! Pour l'actualité : Le Royaume Uni est une ile Française qu'il a mal tourné ( Clemenceau )

dimanche, décembre 20, 2020

Les Actrices : Martine Carol (1920-1967)


 Il y a quelques jours, j'ai revu le documentaire "Martine Carol : Plus Dure sera la Chute", une vision 360° de la vie et de la carrière d'une des actrices les plus craquantes du cinéma français, parfois manipulatrice dans "Nana"ou " Lucrèce Borgia", tous deux de Christian-Jaque, un de ses maris, mais, le plus souvent superficielle, légère et un tantinet idiote, comme les réalisateurs des années 50 et 60, préféraient ( et peut-être même imaginaient! ) les Blondes à cette époque-là.

J'ai repensé aussi aux magnifiques lignes qu'avait écrites sur elle, le talentueux François Chalais dans son captivant "Les Chocolats de l'Entracte" (Éditions STOCK - 1972) et que je cite ci-dessous:

"La gloire de l'époque s'appelait Martine Carol. Elle ne faisait que descendre de l'avion,, à l'aéroport de Nice, embrasser sous les flashes des photographes, pour annoncer qu'elle divorçait, le monsieur qui était alors son mari, enfourcher une Cadillac blanche, comme une gardienne d'oies enjambe un ruisseau familier; puis, le même soir, dans un fourreau de lamé cousu à même la peau, et qui avait dû, dans cette opération, laisser bien des piqûres d'aiguilles, elle escaladait, impératrice d'un carnaval pour académiciens en goguette et cover-girls montées en branche, les marches du palais en quête de la plus éclatantes des consécrations :  celle de l'entracte. Mais cela a suffi pour que Martine Carol ait été notre dernière grande star, avec tout ce que ce mot comporte de faible et de fou, de riche et de misérable, d'absurde et de merveilleux...".

Il est peut-être difficile de se convaincre , désormais, de la fascination que pouvait exercer Martine Carol sur les foules, elle fut pourtant bien réelle et j'avoue avoir bien du mal à la quitter des yeux quand me vient l'envie, ou simplement l'occasion, de la croiser via la pellicule.

samedi, décembre 19, 2020

mardi, décembre 15, 2020

Venez donc prendre le café chez nous ! (1970)


 Ce que j'aime dans le cinéma italien, c'est son immoralité.. l'immoralité des protagonistes, bien sûr ! et aussi, il faut bien l'avouer un érotisme omniprésent et assumé.

Ce bijou, réalisé en 1970 par Alberto Lattuada, se déguste, suavement, un dimanche après-midi de préférence, seul sur sa banquette.

Emerenziano Paronzini, fonctionnaire cinquantenaire bouffi d'orgueil et débordant d'ambition arrive dans une petite ville balnéaire du nord de l'Italie pour y prendre son nouveau poste.

Il ne met guère de temps à repérer les trois sœurs Tettamanzi, toutes trois dans la fleur de l'âge et surtout riche en millions.

Fort de ses connaissances en matière fiscale, il leurs permet de faire des économies substantielles sur la succession de leur père. Il en profite pour faire sa cour et épouse rapidement Fortunata, l'ainée de la famille.

Il se lasse bien vite de cette épouse trop sage et finit par mettre dans son lit, Tersilla et Camilla, les deux belles-sœurs. Il partage fièrement et à tour de rôle, son bras avec les trois femmes lors des promenades dominicales.

Tout ceci se déroule, sous le regard amusé de Catarina, la bonne de la maison qui note, sur un calendrier, le menu des visites nocturnes du mari partageur et partagé.

Un soir de bombance, après avoir "honoré" l'une après l'autre les trois sœurs, il aperçoit Catarina qui l'espionne dans l'escalier qui mène aux communs et décide de l'ajouter à son tableau de chasse...mal lui en prend, après avoir monté quelques marches, il est terrassé par une attaque qui le laisse paralysé et muet.

Les promenades dominicales continuent, mais, c'est désormais, planté dans sa chaise roulante et n'ayant pour se faire comprendre que quelques mimiques ridicules qu'Emenrenziano, toujours accompagné de ses trois conquêtes, arpente les rues de la ville.




lundi, décembre 07, 2020

King King - Maverick (2020)


King King !...qui c'est qui ne drine ?*

Attention ! peut-être album de l'année 2020 !

Sous diverses formations, KING KING tourne depuis plusieurs dizaines d'années, emmené par ALAN NIMMO, lead guitar et lead vocals, rejoint sur cet album par son frère STEVIE.
Le groupe n'en est qu'à son cinquième album, attaché qu'il est à son indépendance et les pieds fichés dans sa terre écossaise comme les racines d'un chêne séculaire dans l'humus nourricier.

Bien sûr, à l'écoute des compos, on se rend bien compte qu'on va pas prendre un bain de jouvence, mais, plutôt profiter des bonnes vieilles médecines d'il y a 30 ans pour se refaire la cerise, sans avoir besoin de la tremper dans l'eau de vie.

Comme à La Redoute (Souvenir ému à Docteur Krapax!), on y trouve tout.

Le morceau d'ouverture "NEVER GIVE IN" sent tellement son FREE qu'on se dit que ce doit être BAD CO...et ben non, et c'est bien bon quand même...ça ressemble bien sûr, mais ça ne sent pas la pompe industrielle propre à d'autres entités  même célèbres (liste contre une enveloppe timbrée à vos noms et adresses!) qui se gavent à la Ronéo et aux photocopieurs.
C'est beaucoup  plus subtil ici, on est en présence d'un combo qui a su saisir l'essence créative de ces influences et fondre un amalgame de ces matières premières en les passant au four de son propre talent.

Les plus nostalgiques y retrouveront également le son du WHITESNAKE original sur des titres comme FIRE IN MY SOUL, ONE WORLD ou encore DANCE TOGETHER, taillé pour les radios, du WISHBONE ASH des années de gloire et même des DOOBIE BROTHERS sur END OF THE LINE.

Comment ne pas insister sur les talents vocaux d'ALAN NIMMO dont la voix suavement soul casse la baraque sur WHATEVER IT TAKES TO SURVIVE ou WHEN MY WINTER COMES, sans que vienne l'idée de la reconstruire.

Ah oui, j'oubliais ! tout cela baigne dans un orgue HAMMOND qui ne se contente pas d'habiller les 10  pistes, mais les tient également à bout de bras tel ATLAS soutenant un monde peuplé de six-cordes et d'une session rythmique binaire mais efficace...le monde idéal en somme !

* : Référence respectueuse à Pit et Rik...révisez vos classiques, M....!



samedi, décembre 05, 2020

Greta Van Fleet - Age of Machine

Bon, enfin, certes, il était temps, on s'ennnuyait, cela devenait urgent, mais il faudra patienter un pneu (michelin), Les 3 fréres reviennent ! J'ai acheté le 1er CD, pour découvrir, j'ai pas donné suite... Crise économique sociale et bactérienne ! mais la je me tate... ( quoi ? )

dimanche, novembre 15, 2020

Whitesnake : Love Songs (2020)



 Je sais bien que notre bonne vieille terre ne tourne plus exactement comme elle le devrait depuis un certain temps et que des tonnes de projets ont enregistré un certain retard mais, de là à nous sortir un album de St Valentin en pleine Toussaint !Ils (pronom complotiste nécessaire en cette époque troublée) voudraient nous inverser les repères, qu' ils ne feraient pas mieux.

Et pourtant, le temps est à la mélancolie. Les larmes de l'automne hydratent les bocages et gonflent de fierté les rus normands, certains qu'ils sont déjà de pouvoir , dès mars prochain, redonner sa belle couleur verte au paysage normand.

Réveillez-vous ceux qui s'endorment déjà !

Ah, l'amour ! quel joli thème, maintes fois ressassé mais, toujours d'actualité...quand j'écoute ces chansons, souvent doucereuses,  apparaissent instantanément, tirées de ma cinémathèque personnel, des images de visages charmants, légèrement floutées car fixées en Super 8...une mémoire d'homme.

"Love Songs " est le deuxième volet d'un trilogie White, Red, Blue.

Premier point important : les titres qui composent cette compilation de "remixed" et de "reworked" ne remontent que jusqu'en 1987 et pourtant il y en aurait eu de belles plages venues de "Trouble", de "Lovehunter" ou "Ready'n'Willing"..."Help me Thro' the Day", "Time is Right for Love" par exemple !

Nan ! ici, on est dans la période, cheveux bouclés, blousons de cuir et jeans à trous !

La session s'ouvre sur le titre le plus rock de l'album "Love Will Set You Free", certainement une des meilleures compos du groupe de ces dernières années.
Les tubes s'enchaînent : "The Deeper The love" (que j'adore malgré Steve Vai), "Is This Love", "Now, Your Gone" et une bonne partie de la collection de ballades qui meublent parfois, joliment d'ailleurs, les  disques du Gang Coverdale.

Trois inédits au catalogue, tirés des sessions de "Into The Light" (2000) et toutes trois signées par le vocaliste seul, l'album pré-cité étant un album solo : "With All of my Heart" à l'ambiance de standard américain des années 50, "Yours for The Asking" gentiment pop et passe -partout et "Let's Talk it Over", complainte bluesy dont DC a le secret.

Pour les inconditionnels de Coverdale, "Love Songs" est un excellent condensé de plus de trente ans de sucreries plus ou moins acidulées et démontre, s'il en était besoin, que c'est bien dans ce registre qu'il reste un des plus grands.

Le troisième disque, prévu l'an prochain, confirmera certainement cette impression et renforcera le désir de beaucoup de l'entendre enfin renoncer au rôle de screamer (sic) dans lequel, il s'est enfermé depuis de trop nombreuses années...on ne sait jamais.





dimanche, novembre 08, 2020

Joe Bonamassa : Royal Tea (2020)




 Et revoici le temps béni du télétravail !

Le temps des 200 mails quotidiens, pour lesquels vous devez passer 100 appels téléphoniques pour être certain d'avoir bien compris si toutefois l'émetteur est capable de vous les expliquer...celle période bien tourmentée confirme malheureusement la montée en puissance d'une nouvelle race d'individus : les mails-pushers dont l'activité quotidienne se résume à faire sauter les singes sur votre épaule, conscients qu'ils sont que cette simple action suffira à résoudre le problème...ne les en dissuadons surtout pas, ils pourraient prendre une initiative et alors là!

Mais le télétravail, c'est aussi  les heures passées sur un tableau EXCEL avec un bon vieux disque, ou alors une dernière acquisition en fond sonore...ça change de ceux qui gueulent dans les couloirs et des importuns qui frappent à votre porte pour un oui ou un non.

C'est le moment qu'a choisi Joe Bonamassa pour nous livrer sa dernière production. Le guitariste n'est pas avare de partage et met régulièrement à notre disposition un disque pour affronter la vie de tous les jours.

Les amateurs du musicien (dont ne fait partie le rédacto-batracien) ne seront, un fis de plus pas déçu par le contenu du paquet.
Une partie des titres est co-signée par Bernie Marsden et le goût commun des deux gratteux pour le blues trouve là toute sa plénitude.

Tout commence par une performance de plus de 7 minutes - WHEN ONE DOORS OPENS - à l'introduction un peu trompeuse, mais qui tourne en une pièce punchy, ruisselante de groove et baignée dans l'orgue Hammond et les guitares juste bien cuites.

Les bonnes séquences succèdent aux réussies et les 12 titres ne font que confirmer que Bonamassa sait repousser ses propres limites et nous emmener dans un univers différent à chacun des albums, mélangeant les chansons les plus faciles au sens d'accessible et d'autres plus ambitieuses flirtant parfois avec le rock progressif et intelligent.

Qui sait où il nous entrainera la prochaine fois ?

J'ai une tendresse particulière pour A CONVERSATION WITH ALICE  (que je ne connais personnellement pas), mais qui vient, ces derniers jours de rejoindre le haut de ma playlist...elle risque d'y rester un bon bout de temps.




My cat listening Steve Vai

My cat listening Steve Vai