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dimanche, mai 29, 2016

Ace Frehley : Origins Vol.1 (2016)



Faut bien le dire ! Ace Frehley a toujours eu la cote au sein de notre bande de rockeurs et de ses satellites. Il faisait un peu moins star que ses collègues de Kiss, un peu gauche sur ses platforms boots et cette maladresse diffuse faisait de lui, pour nous, la véritable star du quatuor maquillé.
Et puis, il y avait eu la série des quatre albums solo de 1979 et on peut le dire, maintenant (il y a prescription !), le sien dominait les trois autres de la tête ... et des épaules..
On lisait bien, par ci, par là qu'il trempait un peu trop son nez dans la neige et son foi, un peu trop dans les alcools, que ça le rendait instable, peu fiable et un peu méchant; mais, rien n'y faisait, on les aimait bien , lui, son rire et sa guitare vitrioliques.


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Le nom de certains musiciens reste irrémédiablement attaché à un groupe, et cela bien des années encore, après qu'ils en aient déserté les effectifs, c'est le cas d' Ace Frehley qui restera définitivement le guitariste de Kiss, quoique disent ou fassent ses anciens partenaires.
Bon ! la galette maintenant !
Etait-il aussi indispensable pour nous, que pour Frehley de sortir un album de reprises ? Est-ce le manque d'inspiration ou la facilité qui a poussé le spaceman à se lancer dans une telle entreprise...la seconde explication me semblerait plutôt la bonne.

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Reste que tout cela est bien agréable à entendre et à écouter.

Bien sûr, les chafouins pourront toujours discuter des titres retenus et patati et patata... Tiens, par exemple, si je l'étais (chafouin!), je pourrais soumettre à l'opinion l'opportunité d'un énième version de "White Room"...il y a en a déjà tellement...
Frehley renouvelle l'expérience "Rolling Stones" (superbement débutée avec sa livraison de "2000 Man" sur "Dynasty") en nous offrant une copie de "Street Fighting Man" d'excellente facture.
Jimi Hendrix poursuit la route avec une relecture de "Spanish Castle Magic" qui démontre que les univers éthérés des deux guitaristes sont bien proches et fricotent sûrement dans la même galaxie.
"Fire and Water" de Free, choisie pour promouvoir le lot, permet à Paul Stanley de renouer le contact avec son ancien acolyte et son chant, bien qu'inhabituel, toute en retenue et voix de poitrine  (enfin pas tout le temps !) décore , à la perfection, ce bijou blues rock de nos chères seventies.
"Emerald" de Thin Lizzy est, sans aucun doute, le moment le plus faible de l'album. Frehley ne  parvenant  à reproduire que de très loin la mélodie vocale originale.
"Brint It On Home" de Led Zep gagne en énergie, ce qu'elle perd en virtuosité...loin de moi l'intention de classer Page-Plant and co, dans la catégorie des mous du genou (Je m'en garderai bien ! ces pages étant sous la constante supervision des gardiens du temple du dirigeable !), mais la Les Paul de Frehley en a un peu plus sous le capot que celle de Page...faut bien dire aussi que les moyens techniques ne sont pas ou plus comparables.
Pour "Wild Thing", c'est un peu la même chose que pour le titre d'ouverture ("White Room", je le rappelle pour ceux qui avait le nez en l'air en débutant leur lecture !).
"Parasite" et "Cold Gin" n'apportent rien aux versions originales (les solos y sont, toutefois plus développés) et sont très proches de celle qui figuraient, il y a presque 40 ans sur le monstrueux Alive !.
La version de "Magic Carpet Ride" de Steppenwolf ressuscite l'ambiance doucereusement psychédélique du titre original, embelli d'une guitare bien plus pêchue et volubile.
Même remarque pour l'hommage aux Kinks, dont le "Till The End of The Day", s'est vu remettre un peu de booster dans le réservoir et nettoyer les chromes.
"Rock and Roll Hell" qui figure sur Creatures of the Night, album sur lequel Frehley est crédité, mais sur lequel, il ne tire pas la moindre note, nous laisse deviner (avec une pointe de regret!) ce à quoi l'album aurait pu ressembler si les relations au sein de KISS avaient été bien meilleures.

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Le titre de l'album : Origins Vol.1 nous porte à croire qu'il y aura une suite à cette aventure...et pourquoi pas ? après tout... écouter Ace Frehley torturer sa 6-cordes, reste ,pour moi, un des derniers plaisirs que nous laisse le rock'n'roll contemporain.
Alors, si vous êtes, vous aussi, amateur de plaisirs faciles et simples, laissez-vous tenter et montez dans ce bus de la nostalgie, qui, si vous achetez le vinyl vous offrira le CD en plus...vous voyez, tout est fait pour que vous preniez votre ticket et vous posiez sur la moleskine patinée de vos souvenirs !


1 commentaire:

Hard Round Tazieff a dit…

Excellente presse pour ce guitariste que l'on a toujours pris pour un clown, certes il faisait parti de KISS, certes, ces solos sont courts, nous allons pas dire qu'au travers de KISS que c'est un desperado de la gratte, mais comme dis SA, il en demeure que ce quidam est le plus hardeux des membres feus et vivants de Kiss, on le sent au travers de son album solo de 79 (? date non vérifiée à la couche de cette réponse ).
Je vais fendre mon goret pour m'acquérir ce CD.

My cat listening Steve Vai

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