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dimanche, octobre 12, 2014

Joe Bonamassa - Different Shades of Blue (2014)


Faut bien l'avouer, avant sa participation à Black Country Communion, Joe Bonamassa n'était, pour moi, qu'un nom sur une longue liste d'inconnus ou presque.
Dans BCC, il était la bonne surprise et réussissait à voler musicalement et médiatiquement. la première place à Glenn Hugues, belle performance quand on connait la mégalo de l'ex-bassiste pourpre.
Je ne sais pas du tout à quoi ressemblent les précédentes livraisons de Bonamassa, mais si elles sont du même calibre que celle-ci, je vais fissa demander une augmentation au batracien directorial et investir dans la galette.

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Bref, j'aime tout dans cet album.
Tout d'abord, la pochette qui ramène à une époque où le package n'était pas un dérivé bolchévik (ça me reprend !) du culte de la personnalité, sorte d'album picturesque (en anglais in the text ) photoshopé à mort, dents blanch(i)es, peau parfaite et étoile dans les yeux...non, là pour le même prix, vous avez une vraie pochette conceptuelle même si travaillée en laboratoire.


La musique maintenant :
Vous savez bien qu'en général, je ne prends pas de blues au petit déjeuner surtout quand il est à tendance traditionaliste, long comme un jour sans sans pain (au p'tit dèj, un comble!) et geignard comme un plein wagon de syndicalistes (si vous êtes de cette mouvance, n'hésitez pas à remplacer ce dernier vocable par "chefs d'entreprise", ça marche aussi !).
Mais le blues, comme toutes les viandes de qualité, peut très bien être revisité, épicé, voire même pimenté.
Et là, Joe Bonamasa s'est surpassé en cuisine.
Le fond du plat est bien là, mais l'accompagnement est varié et digeste, de la section de cuivre au saupoudrage de hard rock, le mariage sucré-salé est parfaitement réussi et on atteint quasiment la perfection sur des titres comme Love ain't a love Song ou l'éponyme Different shades of Blue qui rippés d'autorité viennent de rejoindre mon lecteur portable.
Les amateurs de recettes à l' ancienne se jetteront comme des affamés sur Oh Beautiful, Never give all your heart  et I gave up evereything for You, 'Cept the blues qui devraient sans trop de peine réjouir leurs gourmandes papilles.

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J'sais bien que le rédac' en chef va encore dire que je m'emballe un peu trop vite et que les vrais connaisseurs vont lire ce billet, le sourire aux lèvres pincées, plaignant ce pauvre vieux serpent de se contenter de bien peu...mais se contenter de bien peu à longueur d'année, ça serait pas une bonne (mais peut-être artificielle) manière de toucher au bonheur ?
A chacun de voir...
J'ai vu...

1 commentaire:

Bruno a dit…

Ouaip. Le problème avec Bonamassa, c'est que parfois le plat est un peu lourd à digérer ; notamment par un excès de divers accompagnement et saupoudrages divers.
Après "Sloe Gin", excellent opus, j'ai eu du mal à me farcir dans l'intégralité ses disques qui ne sont pourtant pas mauvais ; à l'exception du live "An Acoustic Evening at The Vienna Opera House", chaudement recommandé.
Et à côté de ça, il illumine chacune de ses collaborations. Comme quoi, Bonamassa est capable de ressortir le meilleur de lui-même dès qu'il en fait moins (less is more).
Peut-être est-ce le cas de ce nouvel opus ?

My cat listening Steve Vai

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